Le sens de ma candidature au poste de premier vice-président du groupe

Chers amis,

J’ai l’honneur de vous présenter ma candidature au poste de premier vice-président de notre groupe.

Nous le savons tous, le renouvellement de notre bureau intervient dans un contexte très difficile.

Même s’il faut saluer les belles victoires de Brigitte Kuster, Pierre-Yves Bournazel et Claude Goasguen, la défaite que nous avons enregistrée aux dernières élections législatives dans la capitale est sévère. Elle a des causes nationales, bien entendu, qui nous dépassent. Mais elle n’est pas pour autant le simple effet, circonstanciel et inévitable, d’une « vague » dont il suffirait d’attendre qu’elle retombe. Elle est aussi, c’est ma conviction, l’expression d’une évolution de la société parisienne dont nous n’avons pas collectivement su, me semble-t-il, prendre la mesure. Au fil des années, une forme de décalage (pour rester pudique…) s’est installée entre ce que nous, la « droite parisienne », représentons, et les aspirations d’une part croissante de l’électorat. Y compris – et le phénomène est nouveau – à l’ouest de Paris.

Il faut réagir, et il faut le faire vite – avant que d’autres (les « marcheurs » en particulier) ne prennent définitivement l’avantage. D’ici la fin de l’année, nous devons, sur le fond comme sur la forme, avoir jeté les bases d’une offre politique nouvelle, en phase avec les problèmes et la sensibilité des Parisiens d’aujourd’hui. Il appartiendra ensuite à notre futur(e) candidat d’élaborer son projet: mais il/elle n’aura aucune chance de l’emporter en 2020 si la dynamique de reconquête n’est pas amorcée dès maintenant.

Je souhaite contribuer, dans la bonne humeur et au sein d’une véritable EQUIPE qui sera à l’écoute de TOUS les élus, à cette reconstruction.

Nouvel élu du 9e arrondissement, le seul à avoir, sous l’impulsion de Delphine Bürkli, basculé de gauche à droite en 2014, je me suis beaucoup investi au Conseil de Paris ces trois dernières années: sur la question de l’ouverture des commerces le dimanche, où j’espère avoir contribué à faire bouger sensiblement les lignes, et à faire reculer Mme Hidalgo; sur les questions financières (j’ai par exemple contraint la maire de Paris à organiser un nouveau débat budgétaire en 2015, après avoir dénoncé l’insuffisance des documents qui nous avaient été transmis); je me suis également beaucoup intéressé aux sujets liés à la nouvelle économie, aux startups et à la « ville intelligente », au mobilier urbain, sans oublier à la métropole. Sur toutes ces thématiques, je crois avoir toujours travaillé en concertation avec chacun des conseillers de Paris concernés.

Si vous me faites confiance, j’aurai le plaisir, aux côtés du (ou de la) président(e) que vous élirez, de m’engager davantage encore.

Bien amicalement et fidèlement à vous tous

Redonnons toute sa place à la démocratie directe

Point de vue paru dans Les Echos le 10 juin 2016.

Dans la démocratie des origines, celle des Athéniens des Ve et IVe siècles avant notre ère, les citoyens exerçaient directement le pouvoir politique. Rassemblés, au minimum quarante fois par an, sur l’agora, l’immense place qui occupait le centre de la ville, ils y votaient les lois et le budget, décidaient de la paix ou de la guerre, et désignaient – essentiellement par tirage au sort – les différents magistrats chargés d’exécuter leurs résolutions.
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Ma candidature dans la 1ère circonscription de Paris

LE PARISIEN |

Pierre Lellouche poussé vers la sortie ?
Si lors des législatives de 2012, l’ancien secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur de François Fillon l’a emporté de haute lutte face à la socialiste Claire Morel, en 2017, le risque pourrait venir de son propre camp. Jean-Baptiste de Froment, 38 ans, conseiller de Paris (LR) élu dans le IXe, a décidé de se porter candidat sur sa circonscription, le première, à cheval sur les Ier, IIe, VIIIe et IXe arrondissements.

Cet ancien conseiller à l’Elysée, chargé de l’éducation puis des sondages entre 2007 et 2012 auprès de Nicolas Sarkozy, espère détrôner le sortant Pierre Lellouche, 65 ans, élu à l’Assemblée nationale depuis 1993. « Si on n’arrive pas à gagner Paris depuis vingt ans, c’est qu’on a laissé le monopole des sujets modernes aux socialistes. La droite a une image ringarde. Il faut insuffler dès à présent un nouvel élan en vue des municipales de 2020 et porter à l’Assemblée nationale des députés connectés à Paris », lance cet ardent défenseur du travail le dimanche et des nouvelles technologies.

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Redonnons toute sa place à la démocratie directe

LES ECHOS |

Dans la démocratie des origines, celle des Athéniens des Ve et IVe siècles avant notre ère, les citoyens exerçaient directement le pouvoir politique. Rassemblés, au minimum quarante fois par an, sur l’agora, l’immense place qui occupait le centre de la ville, ils y votaient les lois et le budget, décidaient de la paix ou de la guerre, et désignaient – essentiellement par tirage au sort – les différents magistrats chargés d’exécuter leurs résolutions.

Le fonctionnement des démocraties modernes, on le sait, est bien différent. Il repose sur le principe de représentation : le peuple délègue à un petit nombre d’individus élus la responsabilité d’exercer le pouvoir, y compris législatif, à sa place. De sorte que, pour reprendre la formule frappante de Rousseau, il n’est vraiment « libre » qu’une fois tous les quatre ou cinq ans, le jour où il élit ses représentants.

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